Wednesday, July 23, 2014

Citation du 24 juillet 2014



L'homme a la possibilité non seulement de penser, mais encore de savoir qu'il pense ! C'est ce qui le distinguera toujours du robot le plus perfectionné.
Jean Delumeau
Les bombes atomiques robots n’ont ni choix à faire ni décision à prendre.
Alfred Elton Van Vogt – Réveil
Delumeau parait prendre le chemin de Descartes : Je pense, donc je suis. Qu’importe par ailleurs que Descartes ait énoncé cette vérité simplement comme modèle d’évidence : ce qui compte ici c’est son contenu.
Oui, mais, ce contenu, quel est-il ? Comment est-il arrivé à signifier la capacité de l’homme à surclasser indéfiniment les machines qu’il fabrique ? Devrions-nous nous affliger de ressembler à Narcisse se mirant dans sa fontaine et se disant : je sais que je pense ?

  
Caravage – Narcisse
Quoique… Que fait Narcisse ? Rien, précisément : il se contemple et du coup il va mourir de faim et de soif (et de chagrin). Pour ne pas être déçu, nous devons supposer que nous ne sommes pas exactement comme lui, et que cette observation de nous-mêmes ajoute quelque chose à notre pensée. Oui, mais quoi ?
Déjà, remarquons que nous ne sommes pas comme Narcisse penchés sur la fontaine, mais plutôt que nous avons une représentation consciente de nous-mêmes.
Et cette conscience est celle de notre action. Je ne dis pas : « Je sais qu’en ce moment je dors ou que je suis en train de me tourner les pouces » - Je dis : « Je me vois agissant ».
Mais, si je me vois agir, alors je peux me juger. « Qui es-tu ? Que fais-tu ? Et pourquoi ? »
Alors que le narcissisme appartient à la rubrique « psychologie », que le cogito nous place dans celle de l’« ontologie », voici que cette introspection nous met sur la trajectoire morale.
Pour me juger – et donc pour refuser de commettre la faute -  il faut que je sois persuadé que je suis bien l’auteur de l’acte que je vais accomplir, que j’en suis responsable, bref : que j’en constitue le sujet.
Alors certes, la machine n’en est pas capable, et d’ailleurs on ne lui demande surtout pas ça : nous voulons garder le contrôle de nos voitures, de nos maisons, de nos décisions de la vie courante. Et de nos placements boursiers ? Là on hésite, n’est-ce pas, car le trading algorithmique, ça existe bel et bien (voir ici)
En vérité, ce qu’on nous annonce va exactement dans ce sens : la Googlecar est pour demain matin.
Et le pire, c’est que ça parait être un réel progrès.

Tuesday, July 22, 2014

Citation du 23 juillet 2014



De nos jours, l'individu est pour ainsi dire race éteinte. Ce que nous avons, c'est le drame du robot - l'homme de l'âge de la machine, qui fonctionne comme un rouage.
Henry Miller – Le Monde du sexe (1940)
Qu’est-ce qu’un individu ? Réponse : quelqu’un qui existe prioritairement  pour lui-même sans se définir par sa fonction sociale, puis qu’alors il pourrait être remplacé par quelqu’un d’autre - voire par une machine. Si l’individu reste individu, même en fonctionnant comme un rouage, alors c'est qu'il se définit par la jouissance que lui procure sa fonction sociale.
On comprend alors que le sexe (évoqué par le titre de l'ouvrage de Miller) incarne le monde du désir, le quel par définition ignore totalement celui de la société, voire même celui de la réalité. C’est lui qui permet d’échapper au drame que vient d’observer Miller – je veux dire la Guerre : Faites l’amour, pas la guerre.
- En l’occurrence, le pessimisme consiste à dire, comme Schopenhauer, que l’indépendance du  sexe n’est qu’une illusion, que c’est un subterfuge auquel s’alimente l’instinct de propagation de la vie, le quel n’est au service que de l’espèce et non de l’individu.
o-o-o
Dites-moi comment vous faites l’amour et je vous dirai qui vous êtes.
            - Faites-vous l’amour comme une brute, comme un sauvage, comme le cerf en rut, qui que vous soyez, homme ou femme ? Alors c’est l’espèce qui vous guide et votre appareil génital est le rouage d’une vaste machine à reproduire des humains.
            - Faites-vous l’amour come Don Juan, simplement pour matérialiser votre victoire sur la femme – ou l’homme – que vous avez voulu conquérir ? Ou bien, faites-vous de l’exploration de la jouissance un art subtil que le Kâma-Sûtra a codifié ? Et aussi utilisez-vous des procédés pour éviter de « propager l’espèce » ?

Sachez alors que l’espèce va se venger, que vous tombez sous le coup de la malédiction qui frappa Onan, parce que, faire des enfants c’est la seule justification de la sexualité : Dieu Lui-même n’a pas hésité à lever la main pour le foudroyer.

Monday, July 21, 2014

Citation du 22 juillet 2014



Les vieux ont cet avantage qu’ils sont au moins certains d’avoir été jeunes.
Par contre, aucun jeune n’est certains de devenir vieux.
Philippe Geluck – Le chat






Commentaire II
Je ne reviens pas sur mon commentaire d’hier, où je concluais que le Chat s’était fourré le doigt dans l’œil.
… Le doigt du Chat, justement, vous l’avez remarqué ? Regardez-le mieux :

Le doigt impérieux – mieux : péremptoire. Ce que dit le personnage qui dresse ainsi son doigt est sans contestation possible et sans appel. Dans la gestuelle des mains si particulière au moyen-âge ce geste était celui du magistère, et c’est bien ainsi que Geluck nous présente son Chat.
Allons droit à la question qui brûle nos lèvres : quelle vérité est susceptible d’être posée ainsi par l’autorité ? S’agit-il d’une vérité mathématique ? Ridicule ! Ou de celle de la science expérimentale ? Encore moins ! Le philosophe peut-il s’ériger ainsi, doigt levé ? C’est ce que veut nous faire croire le Chat, mais il ne faut pas le croire : le philosophe doit démontrer, et même alors il vous laisse libre d’adhérer ou pas.
Finalement, il n’y a qu’un seul type de vérité qui puisse dépendre de l’autorité de celui qui l’énonce : c’est la vérité de témoignage. C’est le travail de l’historien ou du journaliste que de choisir parmi les affirmations que suscite un évènement, celle qui sera crédible ou pas. La source doit être sûre, autorisée comme on dit. Que Soljenitsyne nous parle du goulag, il peut lever le doigt : on le croira, lui, parce qu’il y est allé et qu’il sait de quoi il parle.
Cela veut dire qu’on doit remonter en amont du témoignage, pour établir qui témoigne et quelle est sa légitimité : l’exemple le plus probant est celui de la Parole d’Evangile.

Sunday, July 20, 2014

Citation du 21 juillet 2014


Les vieux ont cet avantage qu’ils sont au moins certains d’avoir été jeunes.
Par contre, aucun jeune n’est certains de devenir vieux.
Philippe Geluck – Le chat

 
Commentaire I
On envie la jeunesse, en particulier les vieux, ça va de soi.
Mais a-t-on songé que la jeunesse est une époque de la vie emplie d’angoisse. Oh ! bien sûr les jeunes ne se posent pas du tout la question « Pourvu que je devienne vieux ! » Ni même : « Mon Dieu, fais que je vive assez longtemps pour devenir vieux. »
Mais tout de même : quand on est jeune on se soucie de ce qu’on va devenir. On se soucie de l’avenir et de ce qu’il nous réserve. Aurai-je le succès à mon exam’ ? Que serai-je dans 20 ans ? Toujours avec Charlotte ? Et les enfants que nous aurons ? Seront-ils intelligents ou débiles ? Et dans 30 ans, serai-je chauve comme mon père aujourd’hui ? Etc…
Mais le Chat a-t-il raison ? Je veux dire : les jeunes sont-ils ainsi tournés vers l’avenir ? Ont-ils souvent l'angoisse de ce qu'ils seront demain ? Ne sont-ils pas plutôt insouciants de ce qu’il leur réserve parce que dans leur esprit il n’y a pas de place pour autre chose que pour le présent ?
A quel moment de la vie oublie-t-on totalement le passé et le futur pour n’être conscient que du présent ? C’est durant la fête, n’est-ce pas. Oui, c’est quand on danse jusqu’au bout de la nuit, qu’on boit et qu’on fumette sans se soucier de la gueule de bois de demain, parce qu’il n’y a pas de demain – rien qu’un très vaste aujourd’hui..
Et donc : quelle est l’époque de la vie la plus propice à la fête ? La jeunesse n’est-ce pas. Et si la fête est, comme on vient de le dire, conscience exclusive du présent, on devrait admettre que les jeunes – certains d’entre eux du moins – sont eux aussi déterminés par leur seul présent.
Du coup notre Chat se met le doigt dans l’œil quand il prétend que les jeunes s’interrogent sur leur lointain avenir.

Saturday, July 19, 2014

Citation du 20 juillet 2014



La crédulité est un signe d'extraction: elle est peuple par essence. Le sceptique, l'esprit critique est l'aristocratie de l'intelligence.
Jules et Edmond de Goncourt – Journal 24 mai 1861
Lorsque l'incrédulité devient une foi, elle est plus bête qu'une religion.
Jules et Edmond de Goncourt – Journal 13 septembre 1862

Alors ? L’incrédulité est-elle une bêtise, plus bête encore que la religion, ou bien est-elle la marque d’une intelligence aristocratique ?
Notez que je force un peu le texte : il ne s’agit pas d’opposer l’incrédulité à elle-même, mais plutôt de dire qu’elle résulte de deux attitudes opposées : l’une étant la foi, l’autre l’esprit critique.
1 – Que la foi s’oppose à l’esprit critique, ça tout le monde le sait. D’ailleurs les curés ont toujours pourfendus les « esprits forts », ceux qui, comme saint Thomas, n’ont pas voulu croire simplement parce qu’on leur disait d’y croire. Le royaume ces cieux appartenait au contraire à celui qui disait « Je crois parce que c’est absurde », et les flammes de l’enfer attendaient le rationaliste (philosophe en particulier).
2 – On sait également que l’incrédulité peut être une attitude systématique accompagnée d’une imbécile ignorance. Ce qui est plus intéressant est d’ajouter que c’est cela précisément qui est la marque de la foi – du moins de celle que nous décrivent les Goncourt : elle accompagne aussi bien la croyance que l’incroyance, puisqu’elle est le refus de comprendre l’évidence. On n’a qu’à aller faire un tour sur les sites des créationnistes pour s’en faire une idée.
Cette foi imbécile a pour propriété d’abolir l’esprit critique, et elle est à l’œuvre dans le mécanisme du sectarisme qui soumet le disciple à son gourou.
3 – Enfin, ajoutons que cette incrédulité « instruite » accompagne les deux moments de la recherche scientifique : le premier qui refuse de croire à l’évidence tant qu’on n’a pas démontré qu’elle reposait sur une preuve expérimentale répétable. Le second qui impose la reconnaissance de cette vérité ainsi vérifiée tant qu’on n’a pas démontré le contraire.

Et dans les cas où il est impossible de démontrer qu’on possède la vérité ? Eh bien il faut soutenir cette affirmation qu’on va tenir pour vraie comme si elle était démontrée : tel est le mécanisme de la foi, en effet. Mais tout le problème est de savoir s’il n’y a pas des situations démontrant que cette foi se trompe.
Peut-on encore croire à Dieu après Auschwitz ? demandait Hans Jonas. (1)
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(1) L’idée de Jonas est de chercher quel est donc ce Dieu qui a laissé exister les hommes responsables de cette abomination. Car, après tout, les hommes sont dans la création et celle-ci est œuvre de Dieu. Lisez ici.

Friday, July 18, 2014

Citation du 19 juillet 2014




L'été se marque non moins par ses mouches et moustiques que par ses roses et ses nuits d'étoiles...
Marcel Proust
L'été se marque non moins par ses roses et ses nuits d'étoiles que par ses mouches et moustiques.
J-P Hamel – La Citation-du-Jour (Blog)

Oui, pourquoi moi, je ne serais pas aussi auteur de Citation ? Après tout, je mériterais d’être dans une Encyclopédie pour service rendu à la Cause des auteurs de Citations.
Quoi ? Vous soutenez que les auteurs de citations ça n’existe pas ? Qu’une citation suppose quelqu’un avec une grande paire de ciseaux qui découpe une phrase dans un gros livre ? Pfffft !

La différence entre ces deux phrases ne tient-elle qu’à une symétrie entre des mots, avec lesquels on joue ? Ou bien serait-elle plutôt un révélateur du caractère optimiste-pessimiste (comme lorsqu’on dit « Le verre à  moitié vide… Le verre à moitié plein… ») ?
o-o-o
Prenons plutôt au sérieux cette double affirmation :
- Malgré la contradiction ? Oui, et voici pourquoi.  Songeons que la physique quantique nous explique que, tant qu’on n’y est pas allé voir, une réalité double existe bel et bien : du coup, comme le chat de Schrödinger qui est et vivant et mort avant qu’on ait ouvert sa cage, l’été serait et pourri et paradisiaque. (1)
- Toutefois, si on a du mal avec les contradictions de la physique, sachons pourquoi. C’est que nous voudrions que tout soit ou tout noir ou tout blanc. Que l’été soit cette saison paradisiaque, le jour peuplé de roses et la nuit d’étoiles. Que jamais les incommodités des mouches et des moustiques ne soient possibles en même temps.
Je sais bien que la sagesse populaire soutient que toute médaille a son revers, et qu’on ne peut pas être heureux tout le temps – et aussi que les hommes sont anges et démons, etc… Mais qui donc y croit ? Je veux dire : dans l’état de passion d’amour ou de haine, qui donc est capable de penser sincèrement que l’objet de son amour peut, tout en restant si aimable, être capable de blesser, voire de trahir ? Et que son ennemi, celui qu’il hait si radicalement, est en même temps celui qui mérite l’amour de sa femme et de ses enfants ?
Alors, comment on se débrouille avec toutes ces contradictions qui pourtant sont bel et bien dans la réalité ?
- Soit on fait comme si la réalité changeait avec l’angle qu’elle nous montre. Eté pourri, plein de pluie et de vent froid ; le blé moisit sur pied. Et puis, on oublie tout ça la semaine suivante : c’est un autre été qui nous arrive, avec sa canicule, sa sécheresse, ses incendies… Remarquez, on s’en tire en trouvant à se plaindre dans tous les cas.
- Soit on prend de l’altitude et on trouve un point de coïncidence entre les deux facettes : Hitler, monstre de haine qui a envoyé à la chambre à gaz plein de petits enfants, n’a pas été que haïssable. Il a été lui aussi un enfant avec une mère qui l’aimait. Oui, mêmes les pires bourreaux ont eux aussi été aimés de leur maman. Mais peut-être est-ce à cause de cela qu’ils sont devenus si cruels ? La maman d’Hitler l’a peut-être un jour rejeté, et c’est pourquoi il a voulu se venger. Sa haine est alors retombée sur l’humanité qu’il a voulu transformer en la détruisant.
[Deux concessions :
1 – Je ne sais si Adolf Hitler a été malheureux étant enfant ; mais c’est possible, car beaucoup d’enfants se sentent abandonnés alors même qu’ils ont adorés de leurs parents.
2 – On peut soutenir que ce n’est pas la haine, mais l’amour excessif de l’humanité qui a poussé Hitler à tuer des millions de gens qu’il estimait dangereux pour la pureté de l’espèce.]
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(1) Sur le sujet voir le post du 5 juin 2007 et ce site.

Thursday, July 17, 2014

Citation du 18 juillet 2014


Vois-tu, nous sommes un. Dis-toi cela sans cesse. Je me regarde dans ton beau front comme dans un miroir. La flamme que je vois luire dans tes yeux est la même que je sens brûler dans ma poitrine. Quand tu me parles, il me semble que c'est ma pensée que tu me dis. Je te connais ; mieux peut-être. Je te pénètre. Je sais par cœur ton intelligence comme je sais par ton cœur ta beauté. Ô ravissante contemplation ! tu es transparente pour moi. A travers tes vêtements, je vois ton corps et à travers ton corps je vois ton âme.
Victor Hugo Lettre à Léonie Biard, 1846 (C’est moi qui souligne)

Ô ravissante contemplation ! tu es transparente pour moi. A travers tes vêtements, je vois ton corps et à travers ton corps je vois ton âme : comme Superman, Victor Hugo possède la vision « rayon X » qui perce les obstacles (1). Comme les scanners des aéroports, il voit ce qu’il y a sous les vêtements.
Mais, ne nous hâtons pas de traiter notre poète de vieux cochon. Car en réalité ce qu’il veut voir, sous les vêtements, sous la peau, dans la transparence du corps : c’est l’âme !
L’âme est donc ce qui se niche au sein de notre chair, dans notre cœur ou dans notre épigastre, je ne sais. En tout cas, il faut croire Hugo, même si c’est difficile : sa douce Léonie a une âme, et c’est cela qui l’intéresse chez elle.
o-o-o
Vous, je ne sais pas, mais moi, j’ai quand même un doute. Mais est-il raisonnable ?  Peut-on imaginer que Victor Hugo, s’il le pouvait, se contenterait de reluquer ce que cette jeune fille a sous ses vêtements ? – Franchement, croyez-vous qu’il ait besoin pour ça de super-pouvoir ? Par contre faire croire à cette jeune personne que pour lui elle est transparente, qu’il sait ce qu’elle pense, qu’il connait son intelligence, au point que ses pensées (à elle) sont en réalité des pensées (à lui), c’est ça qui l’intéresse.
Et ça c’est quand même plus dangereux que de mater le cul de la demoiselle. Parce que c’est infantilisant et surtout très manipulateur. Au fond c’est comme lorsqu’on dit au petit enfant : « Attention : tu sais, j’ai un petit doigt qui me dit tout ce que tu fais. Et quand tu mens, je le vois : ton nez s’allonge. »
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(1) Petit rappel quant à la super-vision de Superman qui inclut :
« - une vision télescopique qui permet de zoomer sur une chose, un objet lointain en particulier. Ainsi, il est capable de voir à des milliers de kilomètres avec une grande précision
- une vision microscopique qui lui offre la capacité de zoomer sur des choses, des objets extrêmement infimes en dessous du niveau atomique invisibles à l'œil humain et détecter les plus petits indices avec une bonne netteté ;
- une vision thermique qui lui permet d'atomiser, de brûler, de chauffer une cible avec ses yeux. Il peut contrôler avec une extrême précision la longueur, la largeur et l'intensité des rayons ;
- une vision à rayons X lui offrant la capacité à voir à travers les objets solides, les corps et n'importe quoi d'autre excepté le plomb avec ses rayons X dont il peut y ajuster la profondeur. »
C’est de celle-ci que nous parlons
( Source : Wiki)